ASSOCIATION

de Gestion et de Régulation des animaux 

Déprédateurs et Prédateurs

DES ALPES-MARITIMES     

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fouine

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L'évolution du piégeage

Une terminologie inadaptée :

 

Le terme de « nuisible » qui apparaît encore dans les textes juridiques peut prêter à confusion quant au sort réservé aux animaux ainsi classés. Les piégeurs, comme d'ailleurs les écologistes, sont unanimes à considérer que ce terme est dépassé et excessif. En effet, aucune espèce ne peut être, de nos jours, considérée comme  totalement « nuisible ». Chaque animal a évidemment  sa place et son utilité dans la biodiversité et il n’est pas question  (en l’occurrence) d’éradiquer une espèce.

Les piégeurs parlent plutôt « d’espèces à  réguler » en temps et lieux ciblés en fonction des risques évalués ou des prédations accomplies. C’est dans cet esprit que se pose aujourd’hui le classement d'animaux dans les espèces classées « juridiquement nuisibles ».

  Par ailleurs, la réglementation a fait évoluer le matériel de piégeage  vers des engins qui permettent   soit de tuer net l’animal soit de le capturer avec capacité de le libérer sans dommages majeurs. Les   pièges invalidants ne sont plus autorisés depuis longtemps.

Quels sont concrètement les avantages du piégeage?

 

Physionomie du piégeage dans les Alpes-Maritimes:

Actuellement, dans les Alpes-Maritimes, seuls les piégeurs agréés, les propriétaires et les éleveurs s’occupent du piégeage.

A ce jour, il y a plus de 200 piégeurs agréés dans le 06 .  

La répartition des piégeurs est encore un peu hétérogène...

Pour un piégeage homogène, l'objectif à atteindre est de disposer d'un ou plusieurs piégeurs par commune. 

Le nombre de piégeurs par commune varie de 1 à plus de 4..

En jaune, 1 piégeur par commune; en vert: 2 piégeurs ; en bleu: 3 piégeurs; en violet: 4 piégeurs; en rouge + de 4 piégeurs par commune.

Pour un piégeage homogène au sein de chaque commune, l'objectif est de disposer, à terme, de plusieurs piégeurs par commune. 

Cette démarche implique un nombre de stages réguliers, à organiser chaque année. Elle induit aussi une bonne concertation avec les sociétés de chasse qui fournissent la plupart des candidats.

 

Le piégeage est souvent mal perçu par méconnaissance. On ne piège plus depuis longtemps, dans le 06, pour la fourrure des animaux. On piège essentiellement pour limiter la prédation pendant une période limitée et dans des zones ou des lieux géographiquement ciblés. On piège aussi « en réaction » à des attaques de prédateurs sur des élevages notamment professionnels (de 2012 à 2015, les dégâts sur les élevages s'élèvent à 194000€).

Aujourd’hui, le piégeur est, la plupart du temps, un retraité qui donne  beaucoup de son temps à la préservation des espèces vivant et nichant au sol. On note d'ailleurs une recrudescence des demandes d'agrément qui correspond globalement à la progression des efforts de gestion des sociétés de chasse sur le petit gibier. En cela, les sociétés de chasse s'inscrivent parfaitement dans le rôle de gestionnaire que leur attribue la loi chasse 2000 qu'il convient ici de rappeler:

Loi  n° 2000-698 du 26 juillet 2000 relative à la chasse :

« Art. L. 220-1. - La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique.

« Le principe de prélèvement raisonnable sur les ressources naturelles renouvelables s’impose aux activités d’usage et d’exploitation de ces ressources. En contrepartie de prélèvements raisonnés sur les espèces dont la chasse est autorisée, les chasseurs doivent contribuer à la gestion équilibrée des écosystèmes. La chasse s’exerce dans des conditions compatibles avec les usages non appropriatifs de la nature, dans le respect du droit de propriété. »

De fait, à titre d'exemple, de 2012 à 2014 2446 perdrix de repeuplement ont été réparties sur le territoire des Alpes-maritimes . Le préjudice estimé par le renard est de 58776€

Qu'en est-il des prises?

Les prises sur les 3 années significatives (2012, 2013, 2014) est donc de 1848 renards tués (chasse et piégeage)ce qui est assez peu.

On peut  en conclure que les prélèvements  effectués ne remettent pas en cause la survie du renard  dans les Alpes-Maritimes. 

Une question de fond se pose donc naturellement. Le fait de ne pas pratiquer un piégeage de masse est-il un handicap ? Nous ne le pensons pas car le but n'est pas d'éradiquer l'espèce vulpine. Ceci posé,  l'augmentation du nombre de piégeurs reste hautement souhaitable mais pour une répartition plus homogène des piégeurs et du piégeage.

Quelle évolution pour le piégeage dans le 06?

Les nuisibles dans les Alpes-Maritimes posent plusieurs problèmes :

1.    De protection des élevages face aux prédations (dont le nombre limité ne doit pas être un critère d'abandon).

2.    De gestion de la petite faune sauvage vivant au sol  en période de repeuplement et de nidification .

 Le piégeage moderne doit apporter des solutions à ces problèmes et être mené dans l’esprit d’un véritable « service au public ».L'Association des piégeurs des Alpes-Maritimes oeuvre dans ce sens.

 

 

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