ASSOCIATION

de Gestion et de Régulation des animaux 

Déprédateurs et Prédateurs

DES ALPES-MARITIMES     

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Évaluation des populations de renards 

dans les Alpes-Maritimes

 

Dans son rejet  du recours gracieux du 31 août 2007, la Préfecture des Alpes-Maritimes  a précisé ses besoins pour rétablir le classement juridiquement "nuisible" du renard: 

"Il apparaît donc essentiel de recueillir les informations nécessaires permettant d'apprécier l'opportunité de classer cette espèce nuisible pour la prochaine saison, à savoir:

 

·         Des informations sur les prélèvements effectués dans le cadre de la chasse, ou toutes autres données techniques, permettant de prouver que l'espèce est répandue de façon significative dans les Alpes-Maritimes;

 

·         Une évaluation précise et chiffrée des nuisances occasionnées par cette espèce. Il s'agit là notamment de quantifier les plaintes des administrés mais également d'évaluer les risques sanitaires engendrés par les renards en procédant à un minimum d'analyses sur des animaux morts. "

Ces besoins resortent aussi de la même manière dans la jurisprudence et dans les directives du ministère de l'environnement depuis 2012.

 

Les comptages classiques sont inadaptés dans les Alpes-Maritimes compte tenu du relief escarpé, de l’absence de cultures céréalières propices au « mulotage » du renard  et de la végétation broussailleuse de garrigues très défavorables à l’observation. Par ailleurs, malgré nos demandes réitérées,lors de précédentes  CDCFS , il est peu probable que soient organisés des comptages de renards sous l’autorité des louvetiers ou de l'ONCFS car il n'éxiste ni structure, ni budget, ni volonté pour leur mise en oeuvre.

 Dans l’attente de comptages organisés, l’association des piégeurs a organisé le recensement des observations des « gens de terrain ». Il s’agit des équipes de battues des sociétés de chasse, des louvetiers et des gardes particuliers. Cette méthodologie s’appuie sur  la décision du Conseil d’État du 30 décembre 1998 qui rappelle " qu'en l'absence d'étude scientifique, les réponses faites par les maires, les gardes-chasse, les adjudicataires de chasse et les piégeurs constituent un indicateur suffisant pour mesurer l'importance des populations d'animaux en cause dans le département; »

Le Président des gardes particulier et les louvetiers nous ont répondus favorablement et l'évaluation des chiffres de leurs observations est régulière.

Les réponses des Sociétés de chasse sont stables et figurent dans les carnets de battue qui sont collationnés par la FDC06. .

Dans le questionnaire fourni, plusieurs questions  étaient posées:

 Les réponses des Sociétés de chasse et des Gardes particuliers permettent de tirer des enseignements très intéressants. Depuis le début de cette observation, on peut évaluer le nombre de renards prélevés à 600 par ans. On peut aussi déterminer que le nombre de renards est d'un couple au Km2 cz qui est une densité significative.

Lorsqu'on étudie le détail des chiffres par commune, on se rend compte que le renards est réparti de façon assez homogène sur l'ensemble du département y compris dans des secteurs plutôt urbains. 

 

Par ailleurs, depuis 2010, notre association mène une étude en vue de prouver la présence significative du renard sur le département.

L’axe de travail consiste à choisir plusieurs biotopes « témoins » bien délimités (garrigues, forêts, cours d’eau, montagnes ...), à des altitudes différentes et de placer des pièges photographiques sur les trajets susceptibles d’être empruntés par les prédateurs (pistes, carrefours, points d’eau...) en utilisant au maximum les points de passages obligés.
En fonction de l’homogénéité de la présence de renards sur les différents biotopes, il sera possible de prouver une présence significative. 
Réalisée sur plusieurs années consécutives, cette observation devra permettre d’en déduire par la suite une tendance. Ce système est assez voisin de la méthode de « SUIVI DE LA REPARTITION ET DU STATUT DES PETITS CARNIVORES » à ceci près que les observations se font par pièges photographiques.

Pour en savoir davantage sur nos travaux, cliquer ici.

 

 

 

 

 

 

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